16 mai 2009 : quel match, quelle soirée, quelle nuit, quel réveil, quel décrassage, quel... !
18/05/2009 11:03 par ems
Encore un chouette texte de Parasar du site Poteaux² suite à la victoire contre le Havre (4-2) du mercredi 13 mai...La photo était trop macabre pour que je l'a mette, j'ai préféré mettre Jérémie....
Etre supporter des Verts a aussi (si si) ses avantages. Ca paraît fou, et pourtant… Prenez le cas du supporter vert en vadrouille, ou pire, en exil. Loin de la terre Sainté, il trouvera partout, toujours une âme verte pour l’accueillir, un écran noir pour ses nuits blanches post défaite (ou pas).
Mon bien nommé voyage au bout de la nuit m’a conduit à Meudon chez un éminent membre de ce non moins éminent site. En ces temps misérables, il nous reste ça, la solidarité en exil, la fraternité verte, un beau collectif, comme on aimerait en voir plus souvent sur le terrain.
Le serrage (et accessoirement levage) de coudes par gros temps, c’est vital. Car même à mon pire ennemi, fusse-t-il lyonnais, je ne souhaite pas de finir sa soirée seul face à une bière et au triste spectacle de son club favori sombrant corps zé âme dans les profondeurs de la Ligue 2.
On rigole, mais hier, sur les coups de 20h on se serait cru un lundi soir sur Eurosport. Notre frêle embarcation verte tanguait dangereusement avant, on n’en doutait plus d’aller accoster sur une rive hostile. Capitaine, capitaine, Francis le Basser à Babord, Gaston Gérard à Tribord, La Rabine droit devant !!
Et puis le spectre passe. Qu’est-ce qui fait basculer un enterrement en 2ème classe en résurrection ? Qu’est-ce qui fait d’une honteuse défaite une salvatrice victoire ? A quoi tout cela tient ? Un carton de pizza diront certains…la maladresse havraise diront les autres…le talent qui se réveille (un peu) tel le volcan si longtemps en sommeil. Une roue qui tourne sous la poussée d’un peu tout cela peut être.
La peur, la colère, puis l’hystérie et la ferveur retrouvée. La patrie verte était en danger, un frère à Oslo m’appelle pour s’enquérir du résultat qui fera sa nuit soyeuse ou froide. Un autre à Belgrade a le SMS lyrique. La Divette parisienne est en fête.
Le Peuple Vert se mobilise aussi fiévreusement dans les graves que dans les grandes occasions. Geoffroy Guichard sera samedi pour la troisième fois consécutive plus rempli que jamais cette saison. Cet éternel et exceptionnel élan c’est ce qu’il reste de notre fierté quand tant de défaites l’ont écornée.
On allait droit au Casse Pipe avec cette bande de guignols mais la mort nous a fait crédit. Le Voyage au bout de la nuit n’est certes pas achevé -loin de là- mais on est autorisé à penser que la grande faucheuse aura le bon goût de ne pas s’habiller en violet. Sa macabre féérie sera pour une autre fois.
par Parasar, le 15/05/2009
Récemment, j'apprenais que les jeunes français étaient les plus pessimistes sur leur avenir en comparaison aux jeunes de toute l'UE... et là, voilà qu'un article du Monde révèlent qu'ils croient en leur avenir ! Ah... ben tant mieux !!!
"Les adolescents ne sont pas ces jeunes mal dans leur peau, blasés et en conflit avec leurs parents que l'on décrit souvent. Loin des poncifs, un sondage Ipsos santé réalisé pour la Fondation Wyeth et publié mercredi 13 mai dresse une image des jeunes comme étant plutôt positifs et sages.
Pour les adolescents, la réussite ne se conjugue pas qu'au futur : 75 % estiment être parvenus à accomplir une chose positive durant les trois derniers mois dans leurs relations amicales, 63 % dans les relations avec leur famille, 56 % à l'école.
Quand on leur demande d'évaluer leur réussite dans différents domaines, ils s'attribuent une note de 8,4 sur 10 dans les relations avec les amis, 8,1 avec la famille, 7,8 pour les relations à l'école et 7,5 pour leur bien-être.
Plus de 7 ados sur 10 disent être confiants par rapport à leurs capacités personnelles à réussir dans la vie et 60 % croient qu'ils vont réussir mieux que leurs parents. Avec un bémol cependant, puisque seulement 12 % en sont tout à fait convaincus. Seulement 27 % considèrent que tout le monde a les mêmes chances de réussite. L'école apparaît plutôt comme une condition pour réussir que comme une garantie. Les ados font plus confiance aux filières professionnelles et techniques qu'aux filières générales.
Pour 87 % des adolescents, la réussite est liée au travail fourni mais aussi à la confiance en soi. Ils sont autant à penser que réussir, c'est, avant tout, se sentir bien dans sa peau.
Dans leur vie future, les jeunes disent chercher l'amour (76 %), la liberté (67 %), l'autonomie (63 %). Le pouvoir (12 %) et la notoriété (13 %) arrivent loin derrière. Interrogés sur leur modèle de réussite, 56 % des adolescents citent spontanément un membre de leur famille et seulement 23 % une personnalité publique."
Etre assortie à la couleur des fleurs mérite vraiment une photo...lol !
ps: no commen't sur ma tête, lendemain de fête réveil délicat...
La télévision, instrument de communication, est un instrument de censure (elle cache en montrant) soumis à une très forte censure. On aimerait s’en servir pour dire le monopole de la télévision, des instruments de diffusion (la télévision est l’instrument qui permet de parler au plus grand nombre, au-delà des limites du champ des professionnels). Mais, dans cette tentative, on peut apparaître comme se servant de la télévision, comme les « médiatiques », pour agir dans ce champ, pour y conquérir du pouvoir symbolique à la faveur de la célébrité (mal) acquise auprès des profanes, c’est-à-dire hors du champ. Il faudrait toujours vérifier qu’on va à la télévision pour (et seulement pour) tirer parti de la caractéristique spécifique de cet instrument — le fait qu’il permet de s’adresser au plus grand nombre —, donc pour dire des choses qui méritent d’être dites au plus grand nombre (par exemple qu’on ne peut rien dire à la télévision).
Faire la critique de la télévision à la télévision, c’est tenter de retourner le pouvoir symbolique de la télévision contre lui-même cela en payant de sa personne, c’est le cas de le dire : en acceptant de paraître sacrifier au narcissisme, d’être suspect de tirer des profits symboliques de cette dénonciation et de tomber dans les compromissions de ceux qui en tirent des profits symboliques, c’est-à-dire les « médiatiques ».
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